En route vers le Colorado

En route vers le Colorado

Orgues basaltiques à gogo

Le soleil se lève sur le Lignon. Nous en profitons pour aller faire une balade le long de la rivière qui coule le long d’orgues basaltiques. Avec le temps, la rivière a rongé le basalte. Les orgues de basalte se retrouve suspendu au-dessus du niveau de l’eau, soutenu comme par magie. Je décide de plonger la main. L’eau est glaciale. Nous continuons notre balade en longeant un ruisseau qui se jette dans le Lignon. « On se croirait dans le Seigneur des Anneaux, il ne manque que des elfes cachés dans le sous-bois. » Tous les deux, nous ne pouvons pas nous arrêter de prendre des photos de cette endroit magique.

Les Orgues basaltiques de Jaujac

            Passé un petit pont en pierre et nous grimpons la colline. Alors que la berge du Lignon de notre côté monte en pente (presque) douce, celle du côté opposé présente une falaise à pic. Une falaise noire où le seul motif visible sont les colonnes hexagonales de basalte. Paris a beau être la plus belle ville du monde, elle n’a pas le cadre de Jaujac ! Entre falaises de basalte et forêts verdoyantes, le village a de quoi séduire ! Après avoir profité de ce petit coin de paradis, nous continuions notre périple vers Marseille.

            Prochaine étape de ce voyage, le Colorado provençal. « En voiture Simone !», Litchi ne semble pas avoir compris la référence. Nous mettons notre copilote dans son panier où elle reprend sa sieste. Nous attaquons la route sous le soleil en écoutant Non-Stop Pop FM.

La Venise provençale

            A la tombée de la nuit nous nous retrouvons près de l’Isle-sur-la-Sorgue. Nous décidons de faire une pause détente et gastronomie dans la ville aux multiples canaux. Un bon moyen de reprendre des forces après une journée entière sur les départementales de France. La ville est en effet agréable, et doit l’être encore plus en été. Avec tous ces canaux, cela doit bien rafraîchir la température en été ! Nous aurions bien passé la nuit ici car la route a déjà été épuisante, mais le parking près de la gare reste bien trop bruyante, pas assez cozy et des chiens errants font peur à Litchi. Nous décidons de pousser jusqu’à Lagnes ? Ne voyant rien dans la nuit noire, nous nous trouvons un parking sur le bord d’une départementale. Nous croisons les doigts pour que cette nuit soit tranquille pour bien se reposer.

Petit déjeuner sous le soleil

            Le lendemain matin quelques voitures passantes nous réveillent. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Nos batteries ont besoin d’énergie. Je monte sur le toit, j’incline le panneau et Charlotte calcule qu’il nous faut rester environ une heure au soleil pour faire le plein. Parfait, nous allons en profiter pour prendre le petit-déjeuner dehors. Le temps de s’habiller à peu près décemment, faire un plateau avec notre casse-croûte matinal et se trouver un endroit où placer la table pour profiter de la vue. Et quelle vue ! Le soleil éclaire la vallée où il reste deux ou trois nuages qui cherchent une échappatoire, contre le Lubéron. Les oiseaux gazouillent, une odeur de lavande et d’herbes de Provence remplie l’air.

On s’attable pour attaquer notre pain tartiné de chocolat noisette sous le gazouillis des oiseaux. 20 minutes après, nous terminons et commençons à ranger la table. « Faudra encore trouver de quoi s’occuper en attendant d’être à 100%. Je vais voir où on en est » La réponse nous surprend tous les deux : nous sommes déjà à 100%. Notre panneau, gonflé à plus de 200W produit à bien plus que nos 12V ( plutôt 40V) et n’a pas eu besoin d’autant de temps pour charger les batteries. Une bonne nouvelle ! Il est donc temps de rejoindre Rustrel !

            Nous atteignons Rustrel en début d’après-midi et patientons calmement pour prendre place dans le parking du site du Colorado provençal. « Vu votre van ça vous fera 5€, vous ne rentrez pas dans la catégorie camping-car » nous préviens le gardien du parking. Et hop ! 3€ d’économisés et un grand sourire car nous nous sentons pas l’âme de camping-caristes, c’est déjà ça. Nous nous trouvons un emplacement au fond du parking et nous lançons à la découverte de ce site.

Terre d’ocre

La balade pour atteindre le site même est agréable, sillonnant entre les pins sur une terre couleur ocre, légèrement sableuse. Nous longeons un petit aqueduc qui doit surement alimenter un champ à proximité. Et là, après un tournant, on se retrouve au milieu du Colorado. Des couleurs allant du jaune au rouge sombre, avec des structures qui nous rappellent Bryce Canyon aux États-Unis. Il ne manquait en effet qu’un canyon, tout le reste était là : les couleurs, les arbres, les formes. Même l’odeur y était. Tous les deux, nous avons dû passer 3 heures dans ce décor digne d’un tableau. Certaines collines ont même des arcs-en-ciel de couleurs ocre sur leur flanc.

            C’est fou de se dire qu’au milieu de la Provence se trouve un paysage que de nombreuses personnes vont chercher en prenant l’avion pour les Amériques alors qu’il se trouve ici, dans nos campagnes. Entre les pins du sud et la roche se trouve ce trésor qui vaut absolument le détour pour ses nuances de couleurs et sa géologie. Nous nous dirigeons lentement vers le van, mais nos objectifs restent tournés vers cette merveille de la nature.

            Nous sommes le 1er novembre et notre rendez-vous pour la certification Qualigaz approche à grands pas. Derrière le volant, nous mettons les pleins gaz pour rejoindre Marseille. Nous avons déjà repéré notre spot pour la nuit. On devrait être tranquille, c’est le parking du cimetière. La nuit s’annonce calme et les voisins discrets.

Découvrez la suite de nos aventures par ici.

Laisser un commentaire