Des lames et des drames

Des lames et des drames

Et c’est le drame…

Réveil matin 9h, on se réveille comme des fleurs. La brume sur la Loire se lève, la rosée recouvre Léo et Litchi lave les carreaux de ses petites pattes poilues. C’est le signe de sortir prendre l’air frais. Nous partons sur les berges voir la ville de Nevers se réveiller. Litchi se contente de regarder les insectes qui volent au-dessus du fleuve avant d’aller attaquer le petit-déjeuner : des brins d’herbe.

Chat-taque

            La pause extérieur est cependant de courte durée : Litchi tire sur la laisse et nous ramène au van. On en profite pour commencer le rituel du matin : le rangement. Car la vie en van c’est surtout savoir tout bien remettre à sa place pour pouvoir partir à l’aventure. Première étape, faire chauffer de l’eau pour faire la vaisselle. Deuxième étape, ranger la vaisselle, les fringues qui trainent, verrouiller tous les meubles pour ne pas avoir de surprises sur la route. Troisième étape, être sûr que tous les… « Psssssschhhhhht » ! Une Litchi trempée vole par-dessus le lit. En essayant de descendre dans notre soute située sous le lit, elle a actionné la douchette d’extérieure. Juste le temps d’éteindre la pompe pour arrêter l’inondation et se précipiter derrière pour aller éponger l’eau avant que l’isolation du sol en liège ne s’imbibe.

            On réalise un peu chaque jour à quel point il faut s’adapter à de nouvelles contraintes lorsque l’on vit en van. Il nous faut déjà comprendre que notre chat est capable de nous faire des surprises. Nous opterons donc pour une vanne d’arrêt sur la douchette extérieure ; cela évitera que l’on se fasse arroser en plein nuit ! Après toutes ces péripéties nous nous lançons en route pour la capitale du couteau, Thiers.

A la découverte d’une ville inconnue

 La ville de Thiers surplombe la rivière en contrebas, et depuis la place centrale nous apercevons les collines environnantes. Sur la place, une fontaine avec un horloge, mais pas n’importe quelle horloge, c’est une des attractions principales de la ville. C’est une statue en acier robotisée qui frappe le fer pour marquer l’heure. Nous décidons de rester au soleil et attendons patiemment l’apparition de cet homme de fer. 12:58, 12:59, 13:00. Les portes s’ouvrent et là s’élève l’automate, haut de ses 2,10m, maniant le marteau, avec son enclume. Le bruit est assourdissant, les coups de marteau tapant sur l’enclume résonnent dans la vallée. Ce jaquemart aux yeux émeraude répète les gestes que faisaient les grands couteliers de la région.

À la recherche de la lame parfaite

            Nous décidons de reprendre notre chemin en quête d’un couteau. Pas n’importe quel couteau : un couteau d’office avec un joli manche. Après plusieurs détours dans les ruelles nous nous retrouvons face à plusieurs boutiques de couteliers. Curieux de voir ces œuvres, nous rentrons dans une des boutiques. Des couteaux de toutes formes, toutes tailles et pour tous usages, remplissent les étagères allant du sol jusqu’au plafond. Finalement, nous trouvons notre bonheur, mais à 99€ le couteau, il est préférable de conserver nos deux reins respectifs plutôt que pouvoir couper de façon rapide et nette un saucisson, aussi bon soit-il.

            Nous repartons de Thiers sans couteau. Au moins nous avons eu l’occasion de découvrir une ville qu’aucun de nous deux ne connaissait. De retour dans le van nous continuons notre route vers la région PACA. La faim se faisant sentir, nous nous arrêtons à Tours-sur-Meymont, dans le parc naturel régional du Livradois. Près de la mairie se trouve un cabanon. Nous improvisons une salade et nous nous installons sur une des tables avec une vue sur les collines alentours et la vallée avec ses moutons qui tachent de point blancs les prairies verdoyantes.

Les ennuis continuent, mais il est toujours temps d’apprendre…

            Nous décidons de ne pas reprendre la route et de savourer la région. Après avoir consulté la carte, plusieurs randonnées s’offrent à nous. Nous sommes en milieu d’après-midi, il fait beau, nous sortons les vélos et le panier du chat : vanlife oblige, on ne laisse personne derrière. La traversée du village se fait sans encombre. Litchi réussi même à faire tourner des têtes. Comme quoi, être challumeuse c’est possible ! Après avoir pris une petite route à gauche, puis un chemin à droite, nous descendons dans la vallée sous l’œil blasé des vaches qui broutent leur herbe.

            Ce n’est qu’après s’être enfoncé dans la forêt que nous réalisons notre erreur. Partir en vélo en plein hiver en oubliant que le soleil se couche tôt, avec un chat dans son panier et seulement une petite lampe LED pour s’éclairer n’était peut-être pas la meilleure idée. De toute façon, lumière ou pas lumière, fatigué ou en pleine forme, il faut rejoindre le van coût que coût. S’en suit des plaintes de Litchi qui veut rentrer retrouver ses croquettes et son panier, une chute de vélo dans la boue… Mais en suivant notre GPS, nous réussissons à rester sur le chemin.

Cela fait déjà longtemps que nous avons abandonné le pédalage : nous marchons en trainant les vélos dans la boue. Il fait nuit noire, il fait froid, il fait humide et nous avons un chat ronchon (et pas que…). D’après le GPS, le van ne serait qu’à 500 mètres, en haut d’une colline que l’on peine à discerner…

Consolation

            De retour dans le van, chacun cherche à se consoler de cette aventure nocturne lors de laquelle nous y avons tous laissé des plumes (ou des poils en ce qui concerne Litchi) : Charlotte fonce se mettre sous le plaid, Litchi fonce chercher ses croquettes, et moi ? Je cherche désespérément une bière dans le frigo. « On se cherche un bar pour se prendre un verre ? » Oh que oui ! Charlotte se remet derrière le volant et nous reprenons la route de nuit en quête d’un bar: le PMU de la petite ville d’à côté à fait notre bonheur.

Pour lire la suite de nos péripéties, c’est ici que ça se passe!

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