A l’assaut de la Côte d’Azur

A l’assaut de la Côte d’Azur

Il y a un avantage certain à passer la nuit près d’un cimetière en plus d’avoir des voisins paisibles : l’accès à l’eau. Et dans certains cas, comme pour ce cimetière de La Penne-sur-Huveaune, l’accès à des toilettes. Nous en profitons pour faire le plein d’eau. On devait avoir l’ai bien mignon à faire des aller-retours avec nos bidons de 10L pour remplir nos cuves de 160L. Il y avait qu’un seul bémol : la sonde n’indiquait pas la quantité d’eau ajoutée… L’essentiel était surtout d’avoir de l’eau, mais cette information nous faisait nous poser des questions sur notre installation. La sonde fonctionnait-elle correctement ?

Les Calanques en camion: pas si futé que ça!

            Nous nous décidons à aller dans Marseille pour faire un peu de tourisme et aller se trouver des calanques où profiter du soleil. Quelle horreur que conduire dans Marseille ! Conduire dans Paris n’est pas simple, mais le fait de connaître la ville aide lors de la conduite. Marseille nous est totalement inconnue ou presque, et les chauffards un poil excités du klaxon. «On ne va pas rester longtemps ici…ou au moins on ne conduira pas beaucoup ». Nous prenons la route direction des calanques des Goudes. Au mois de novembre la route est plutôt déserte.

Arrivé aux Goudes, nous décidons de prendre la route qui part sur la droite. Mauvaise idée. À mi-chemin, la route se rétrécie et nous nous retrouvons face à un break conduit par un papi un peu pressé. Derrière nous, les voitures s’entassent. Le papi dans son Audi refuse d’avancer et nous fait signe. La pression sociale augmente : on s’élance. Et là, c’est le drame ! On frôle la petite Peugeot stationnée sur la droite, assez pour lui enfoncé son par-choc arrière. Le papy, lui, nous engueule car on n’avance pas assez vite. Derrière, ça klaxonne. Le propriétaire de la Peugeot agite un constat dans sa main. Vive les calanques en van ! Au final, plus de peur que de mal, la Peugeot n’a rien, le pare choc a résisté… au choc.

            Je continue ma route pour libérer la route. Finalement je trouve une place avec vue sur Marseille, le château d’If et la mer. Une belle récompense pour cette conduite stressante. Avec Charlotte nous décidons de nous trouver un coin tranquille dans les rochers pour pique-niquer et promener Litchi.

Merci Tracker GPS

            L’après-midi se déroule sans accrocs. Nous profitons du soleil jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière l’horizon. Un ami de longue date nous propose de passer chez lui pour dîner. Nous décidons d’attendre que les Goudes se vide de voitures pour prendre la route tranquillement vers Marseille. La maison de notre ami se trouvant dans une petite rue, nous garons notre van à 5 minutes à pieds le long d’un stade d’entrainement, au pied d’un complexe HLM. « Ah, vous êtes garés là ? Oui ça devrait aller, c’est une cité tranquille, ils ne sont pas trop fadas là-bas. Je ne pense pas que votre van craint quoi que ce soit. »

Le temps de se préparer un petit dîner et de savourer un verre de vin lorsque notre alerte GPS du van se met à sonner. Ni une, ni deux, nous nous précipitons en dehors de la maison et courons vers Léo. Est-il encore là ? Si oui, a-t-il été embouti ? Nous tournons dans la rue et apercevons le van, toujours bien garé, aucune éraflure ni fenêtre pétée. Une erreur du tracker peut-être ? « Je reste ici, j’ai pas confiance » me dit Charlotte. Je retourne chez mon ami pour rattraper le temps perdu depuis le CM1. Quelques heures plus tard, Charlotte me prévient que deux personnes font du repérage autour du van, ils ont finis par abandonné quand ils l’ont aperçu à l’intérieur. On ne saura jamais ce qu’il se serait passé sans Tracker GPS, mais on est content de notre investissement.

Certification Qualigaz… pas pour cette fois-çi

            Le lendemain matin, nous avons notre visite pour la certification Qualigaz. Il nous faut une bonne nuit de sommeil pour être d’attaque. Nous décidons d’aller nous garer le long de la côte où nous avions repérer un parking tranquille. Ce n’est qu’à 2 heures du matin que l’on réalise que le parking près du cimetière était plus agréable : une bande de jeunes plus ou moins alcoolisés a décidé de jouer au foot en utilisant Léo comme cage de but. C’est donc pas très réveillé que nous reprenons la route pour rejoindre notre cimetière.

            « Driiiiiiing ! » Le réveil à 8 heures ne pardonne pas mais il faut ranger le van pour que la visite Qualigaz se passe sans encombre. Le rendez-vous a lieu à la gare de La Penne-sur-Huveaunne. Le contrôleur arrive avec 5 min de retard. Le début du control se passe bien : nos aérations basses et hautes sont assez grandes, notre caisson pour le gaz est bien étanche, nos tuyaux de gaz en cuivre sont bien raccordés avec des raccords olive. Bref, tout semble se passer à merveille. Jusqu’à ce qu’on arrive à l’évacuation des gaz brûlés du chauffage. Nous avons deux tuyaux, une entrée d’air et l’autre la sortie des gaz brûlés, situés sous le châssis du camion. Et, en effet, le tuyau d’évacuation ne sortait pas assez en façade de camion. Malgré des tentatives de négociation, le verdict tombe : il nous faudra une contre-visite.

            Nous sommes tous les deux au bout du rouleau. Nous signons le chèque (la modique somme de 360€), le tendons au contrôleur et nous décidons de continuer notre route. Avant de quitter le parking, le contrôleur nous conseil de rappeler Qualigaz pour fixer un rendez-vous dans la région : il se peut qu’il y ait des disponibilités rapidement, surtout en ce qui concerne une contre-visite. Sur le chemin pour St. Cyr-sur-Mer, nous renvoyons un mail pour fixer la date de la contre-visite. Il n’y a plus qu’à attendre la réponse…

C’est par ici pour connaitre notre prochaine escale.

Laisser un commentaire